A Bressuire, aujourd’hui, une famille interdite de vivre avec son bébé !
Lorsque l’enfant paraît, c’est toujours une bonne nouvelle. Pourtant, à Bressuire pas toujours. Laissez-moi vous conter une histoire…
Il y a quelques jours, au CHNDS, un bébé est né. Le couple de parents et le petit frère d’un peu plus d’un an sont émerveillés par ce petit Être.
Dans quelques jours, ils rentreront tout les quatre à la maison.
Seulement, voilà, ils n’en ont pas de maison.
Ces trois personnes, maintenant quatre, vivent dans la rue. Ils vont d’hébergement d’amis en hébergement de fortune, pour, souvent, retourner à la rue.
Alors, les infirmières du CHNDS leurs disent d’aller voir l’Assistante Sociale du CHNDS pour qu’elle leur trouve un logement. Parce que c’est ainsi que les choses se passent, quand on n’a pas de maison, la solidarité élémentaire, mise en œuvre par l’Etat, veux qu’on trouve un toit pour loger la famille où vient de naître un bébé.
Mais non.
Il faut vous dire que les parents de ces deux petits êtres humains, ce nourrisson et son grand frère d’un peu plus d’un an, sont étrangers.
Ils n’ont donc pas le droit d’être en France. Pourtant, ils y sont depuis longtemps, ils y travaillent depuis longtemps.
Ils avaient un toit, jusqu’à il y a peu, mais voilà, frappés d’OQTF, ils ont perdu leurs emplois et donc les moyens de payer le loyer.
L’Assistante Sociale leur à dit qu’ils n’avaient pas le droit d’être logés en France et que la solidarité élémentaire de l’Etat ne s’appliquerait pas à eux puisqu’ils «n’avaient pas de papiers».
Par contre, d’ici peu, les services de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) du département, viendraient dans la chambre d’hôpital prendre les deux enfants pour «les mettre à l’abri» puisque les parents n’avaient pas de toit.
Alors la famille a fui l’hôpital.
Parce que les parents ne pouvaient vivre sans leurs enfants.
Dans quel monde vivons-nous ?
Un monde où, sans les bons papiers, on vous retire vos enfants ?
Une France que l’on dit «Terre d’Accueil» ?
De qui se moquent-on ?
Nous avons voté pour cela ?
Cette famille n’a toujours pas de toit sur la tête.



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